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Le gallo-roman

Le nom de « gallon-roman » a été donné à la forme particulière que prend le latin vulgaire dans l’aire d’éclosion du français, une forme qui se caractérise à la fois par son substrat celtique et par son superstrat francique.

Remarque : L’appellation est malheureuse, car elle désigne la forme que prend la langue à l’issue de la période franque, c’est-à-dire à un moment où l’expression « Gallo-Romania » cesse d’être pertinente pour les historiens. Le préfixe gallo– est utilisé ici dans un sens exclusivement territorial : le gallo-roman est la langue romane qui s’est développée sur le territoire des anciennes Gaules.

Quelles caractéristiques cette langue présente-t-elle, outre son substrat et son superstrat spécifiques ? En quoi est-elle différente du latin vulgaire qui va continuer de se développer dans le reste de l’Europe romanisée pour donner naissance aux autres langues romanes ?

Il est encore une fois malaisé de répondre avec précision à ces questions, car le gallo-roman est encore moins documenté que le latin vulgaire – 77 interpretamenta, traductions en gallo-roman de mots de la Vulgate devenus incompréhensibles pour les moines picards, connues sous le nom de Gloses de Reichenau, constituent quasi seules notre documentation.

Toutefois, on peut au moins dire que les différentes variétés du latin vulgaire vont s’organiser dans la zone d’éclosion du français en deux groupes, selon qu’elles ont subi une influence marquée du francique, au nord, moins peuplé, mais où la concentration des Francs était plus forte, ou selon qu’ils sont restés proches du latin vulgaire, au sud, plus peuplé et où la concentration des Romains était plus forte.

Les dialectes gallo-romans du nord vont glisser progressivement, et continument, vers cette autre langue orale, ou plus exactement cet autre ensemble de dialectes, qu’on appelle traditionnellement français à partir de 842. Les dialectes gallo-romans du sud évolueront, eux, vers le provençal, langue des troubadours. Entre les deux, certains spécialistes identifient un troisième groupe présentant des caractéristiques tendant à le rattacher tantôt à l’un tantôt à l’autre, sans jamais pencher définitivement en faveur ou de l’un ou de l’autre.

On parle à l’heure actuelle de dialectes d’oïl pour les dialectes gallo-romans du nord, de dialectes d’oc pour les dialectes du sud, en se fondant sur la manière de dire oui au sein de ces deux grandes familles. Cette tradition remonte au XIIIe siècle et a été reprise par le poète florentin Dante qui l’a popularisée au XIVe siècle.

Familles dialectales
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Nous nous arrêterons brièvement aux caractéristiques phonétiques, morphologiques et syntaxiques de l’ensemble des dialectes gallo-romans.

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Phonétique et prononciation du gallo-roman

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Graphies du gallo-roman

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Morphologie nominale du gallo-roman

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Morphologie verbale du gallo-roman

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Morphosyntaxe et syntaxe du gallo-roman

 

Mais non, vous ne vous êtes pas perdu !

 

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